Ferrari 250 GT Berlinetta Tour de France : une voiture, une course

L’histoire commune de Ferrari et du Tour de France automobile est riche de victoires et de voitures d’exception. L’une d’elles a même vu le nom de l’épreuve associé pour l’éternité à son patronyme.

Pour avoir consolidé le statut de Ferrari, la génération dite 250 est l’une des plus emblématiques : entre autres 250 MM, 250 Testa Rossa, 250 GTO, 250 LM, 250 GT Lusso, 250 GT California Spyder… Et 250 GT Berlinetta « Tour de France ».

Dessinée par Pininfarina et construite chez Carrozzeria Scaglietti, la 250 GT Berlinetta LWB (« Long Wheelbase », pour empattement long) conserve le moteur V12 conçu par Gioacchino Colombo et inauguré en 1952 sur la 250 S, d’une puissance initiale de 240 ch, portée par la suite à 260.

En 1956, l’Espagnol Alfonso de Portago remporte le Tour de France Automobile. Ainsi naît la dynastie des 250 GT Berlinetta « Tour de France ». Trois autres victoires consécutives suivent en 1957, 1958 et 1959, signées du duo belge Olivier Gendebien-Lucien Bianchi.

A l’instar des 250 GT SWB et 250 GTO, la 250 GT Tour de France bénéficie d’une aura particulière auprès des collectionneurs de Ferrari. Ainsi, en août 2015, l’exemplaire victorieux au Tour de France Automobile 1956 avait été adjugé US$ 13 200 000 (plus de 11 600 000 euros) en août 2015, lors d’une vente aux enchères dans le cadre du Concours d’Elégance de Pebble Beach (Californie).