Monza Historic 2020 : compte-rendu

Les séries by Peter Auto ont bien repris leur route, cette fois-ci direction l’Italie avec Monza Historic du 18 au 20 septembre. Un rendez-vous que Peter Auto souhaite pérenniser et développer avec notamment, dès 2021, la présence de clubs de marques. Dimanche 20 septembre, alors que le meeting se termine, les effluves des belles historiques imprègnent encore l’incroyable atmosphère du circuit de Monza. Retour sur les courses du week-end.

Les essais

Les essais, moments forts du week-end, ils permettent aux pilotes de prendre leurs marques sur le circuit et de se réapproprier leurs voitures. Quant aux mécaniciens, l’heure est aux derniers ajustements. La chasse aux secondes est ouverte ! Pour certains bolides, il s’agit même d’une remise en route après plusieurs mois d’absence en raison du confinement. Déjà quelques concurrents se démarquent, notamment sur des records de vitesse car après tout l’Autodromo Nazionale di Monza est « The Temple of Speed ». Du côté des plateaux Endurance Racing Legends et des Group C Racing, pas de mise en jambes, les premiers tours de pistes sont pour les qualifications !

Résumé des courses

The Greatest’s Trophy

Elles avaient trusté le classement lors des Dix Mille Tours (25 et 26 juillet 2020), les Bizzarrini sont de retour pour honorer leur terre natale. Première course du week-end, le plateau The Greatest’s Trophy lance les hostilités. Tout au long de l’épreuve Christian Bouriez (#46) en Bizzarrini 5300GT et James Thorpe (#62) en Lister Jaguar se battent pour la plus haute marche du podium. La pluie s’invite, Remo Lips (#159) en Ferrari 250 GT Berlinetta, alors parti en dernière place, double Thorpe au 15ème tour. Surprise dans la dernière boucle, il dépasse également le leader, Christian Bouriez. Une magnifique remontée ! La Bizzarrini (#46) compte bien prendre sa revanche lors de la deuxième course et livre une féroce bataille contre Remo Lips et sa Ferrari. Il réussit à prendre le dessus et termine en seconde position avec +28.093 secondes devant la 250 GT (#159). En première place, c’est le retour de la Lister Jaguar (#62) qui, sur piste sèche, est définitivement plus à l’aise.

Endurance Racing Legends

Le trio le plus redouté du plateau Endurance Racing Legends des séries by Peter Auto ? Incontestablement Michel Lecourt / Raymond Narac et leur Ferrari 333SP. Mais la course du samedi a permis à d’autres concurrents de prendre le devant en raison d’une stratégie qui ne s’est pas avérée payante. En effet, l’équipe avait choisi de prendre le départ en pneus pluie mais le soleil a rapidement pointé le bout de son nez, coutant ainsi de nombreuses secondes. A cela s’ajoute un problème technique pour la Ferrari qui souffre d’un disfonctionnement de son sélecteur de vitesses. N’en déplaise à James Cottingham (#15 – Dallara SP1) qui remporte ainsi la première épreuve avec un gap de +34.586 secondes sur Dominik Roschmann en Ferrari 550 GTS Prodrive (#66). Lors de la seconde course, la Dallara n’ayant plus sa grande adversaire face à elle (retrait de la Ferrari 333SP – #33), son pilote James Cottingham mène clairement le jeu et termine sur la première marche du podium avec un tour d’avance sur ses adversaires.

Group C Racing

Les Porsche 962C s’étaient déjà livrées une belle bataille lors du précédent meeting. Qu’en est-il lors de ce Monza Historic ? Les belles de Stuttgart dominent, dès le samedi, encore une fois le jeu. Rapides, précises, elles sont de redoutables adversaires pour le reste des voitures du plateau. Ce qui n’empêche pas la Spice SE90C de Tony Sinclair (#85) et ses 558 chevaux de tirer son épingle du jeu. Mais sur un circuit aussi rapide que celui de Monza et face au double turbo des 962C, l’écart reste néanmoins d’un tour. La deuxième course prend un départ quelque peu inattendu. La Nissan R90 CK d’Erwin France (#27) est en seconde position. Les 962C seraient elles en danger ? Cette mise en concurrence ne dure pas très longtemps avec au bout de quatre tours, un retour au box de la Nissan. Elle ne repart pas. Une poulie s’est desserrée, mécaniciens ne peuvent réparer, la pièce étant difficilement accessible. Rien de grave mais cela coute à Erwin une potentielle seconde place.

Sixties’ Endurance

Les plus anciennes voitures du meeting prennent le départ en fin d’après-midi. Face aux redoutables Cobra, une Italienne : la Bizarini 5300 GT de David Hart (#76). La bataille fait rage. Déjà 20 minutes que la course est lancée mais alors qu’il est en deuxième position, David est en difficulté au niveau de la Curva Lesmo (Turn 6) : il fait un tête-à-queue en raison d’une fuite d’huile causée par la Shelby Cobra 289 de Christophe Van Riet (#16) suite à l’explosion de son différentiel quelques minutes plus tôt. La tête du classement semble sécurisée pour les Américaines avec James Cottingham (#15) et sa Cobra 289 en première position mais, même entre elles, la concurrence est rude. Les machines sont poussées au paroxysme de leur puissance. Malheureusement, la boite de vitesse de James Cottingham cède au 18ème tour. Cela permet à Olivier Hart (#369 – Cobra 289) de prendre la tête à partir de la 80ème minute de course (Lap 28). Et pourtant, en raison d’une pénalité de 3 minutes (non-conformité technique) Olivier Hart descend en 5ème place. Que de rebondissements ! Raymond Narac / Michel Lecourt terminent premiers avec une magnifique Cobra Daytona de 1964.

Classic Endurance Racing II

Il n’avait pas pu prendre le départ du précédent meeting en raison d’un problème mécanique, Philippe Scemama et sa Lola T600 ont un seul objectif sur ce Monza Historic : la victoire ! Le ton est annoncé dès les qualifications. Il prend le départ à la première place et maintient sa position durant toute la durée de la course. La 2ème et 3ème marche du podium se jouent quant à elles entre la #1 de Beat Eggiman (Cheetah G601) et la #42 de Philippe Bruehwiller (Chevron B26). Entre eux, toujours une dizaine de secondes d’écart. La tension est à son comble. Les deux bolides attaquent le dernier tour quand tout à coup, drapeau jaune, au niveau d’Ascari. La Chevron B26 vient de s’arrêter… panne d’essence, la sentence est terrible. Cela permet à Mr John of B et sa Ferrari 512 BBLM de décrocher une belle troisième position. A noter la présence de trois autres Ferrari 512 BBLM sur le plateau Classic Endurance Racing II, soit quatre des 25 produites, rarissime !

Classic Endurance Racing I

Départ de la course, deux voitures remontent rapidement le peloton. La première est celle de Claudio Roddaro (#12 – Porsche 917) partie 5ème, elle passe dès la fin du premier tour en tête de course, il maintient sa position pendant une grande partie de l’épreuve avant de se faire doubler par David Hart et sa Lola T70 Mk III B (#34). L’autre remontada du plateau est celle de Mr John of B en Ford GT 40, parti dernier, il n’avait pas participé aux qualifications du matin. Au fil des tours, il gagne des places pour atteindre la 5ème position lorsque le commissaire de piste agite le drapeau à damier. En ce qui concerne la troisième marche du podium, elle revient à Nick Sleep, lui aussi en Lola (#73 – Lola T70 Mk III).

2.0L Cup

La même automobile, différents styles de pilotage. Ici tout se joue dans les décisions prises par celui qui se trouve derrière le volant. Pendant 90 minutes, l’ensemble des Porsche 911 2. 0L du plateau se battent pour la plus haute marche du podium. Les plus féroces ? Richard Cook / Harvey Stanley (#72), Michiel Van Duijvendijk / Pascal Pandelaar (#68) ou encore James Thorpe / Claudio Cappelli (#99). Entre eux la bataille fait rage et c’est le duo Cook / Stanley qui décroche la première place et signe également le tour le plus rapide en 2 :22.865 (Lap 6 par Harvey Stanley).

Heritage Touring Cup

Dernier plateau à prendre le départ, l’Heritage Touring Cup vient clôturer le meeting de Monza Historic. A peine la course commencée qu’une rivalité reprend du service. Christophe Van Riet (#72 – Ford Capri 3100 RS) et Christian Traber (#25 – BMW 3.0 CSL) se disputent la première place. Un affrontement qui avait déjà opposé les deux hommes quelques mois plus tôt lors des Dix Mille Tours. La Ford Capri avait remporté ce duel. Le destin en a voulu autrement ce week-end avec une sortie de piste au 13ème tour de Christophe Van Riet suite à un problème de transmission. Cela permet à Christian Traber de sécuriser sa première place même s’il reste talonné par une autre Ford, cette fois-ci une Escort 1600RS, celle de Franco Meiners (#89) qui a pris le départ à la huitième place. Retournement de situation à 12 minutes de la fin, la Ford elle aussi s’arrête en course, au niveau de la Corva Grande. Les BMW trustent le classement jusqu’à la sixième place. Les belles de Munich ont encore de grandes heures devant elles.

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